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Le saviez-vous ?

Les développeurs de Clay Fighter ont décidé d’appeler leur jeu Clay Fighter 63 1/3 sur Nintendo 64 pour parodier le nom des jeux N64 qui se terminaient souvent par "64".
Test : Turok 2 - Seeds of Evil
Développeur : Iguana Entertainment - Éditeur : Acclaim Entertainment - Sortie : 1998


S’il y a deux genres particulièrement bien représentés sur Nintendo 64, ce sont bien évidemment les jeux de plate-forme et les FPS (autrefois appelés Doom-like). Certains de ces jeux font même figures de références dans leur genre, et c’est précisément à l’un d’eux que nous allons nous intéresser aujourd’hui. Un jeu que même les joueurs PC nous ont envié avant que celui-ci ne sorte également sur leur machine, et autant dire qu’il y a eu peu de jeu qui ont eu l’honneur d’un tel portage. De quel jeu s’agit-il ? Tout simplement de Turok 2 - Seeds of Evil. Nombreux sont ceux qui à la simple énumération de son nom se remémoreront d’agréables souvenirs, voyons donc avec précision ce que contient cette cartouche.

Dieu que c’est beau !

Sortie en 1998, Turok 2 est l’un des tout premiers jeux à utiliser l’Expansion Pack, et de quelle manière ! Grâce à ce gain de mémoire, les textures bénéficient d’une finesse jusqu’alors inédite. Graphiquement, c’est la claque ! Les textures n’ont jamais semblée aussi vraies et réalistes. Mais c’est surtout au niveau des nombreux détails et animations que l’on en prend plein la vue. Le sang éclabousse, la boue colle presque aux chaussures, l’eau donnerait envie de s’y baigner et l’on arrive presque à sentir l’odeur de la végétation. Ce n’est pas tout, les flammes semblent plus vraies que nature, certains éléments du décor sont destructibles et les effets de lumière et d’ombre; gérés en temps réel ; sont tout bonnement ahurissants. Question immersion, on peut difficilement faire mieux. Le brouillard, marque de fabrique des Turok, a quand à lui été repoussé, afin d’améliorer grandement la profondeur de champs, si celui-ci semble encore trop près, il participe à l’ambiance si particulière de la série. Les 6 mondes que vous traverserez sont extrêmement longs, basés sur plusieurs hauteurs, ils fourmillent de détails qui contribuent à accentuer encore plus la crédibilité des environnements. Enfin, les nombreux ennemis qui arpentent les niveaux sont composés d’un nombre de polygones jusque là inégalé, et leur animation laisse pantois. Le souci du détail a même été porté jusqu’à modéliser les différents parties de leur corps (os, dents, langue, mâchoires, griffes). Il n’y a qu’à voir le Raptor en mouvement pour être bluffé. À chaque lancement d’une partie, on a l’impression de voir prendre vie ce petit monde en cartouche. Toutefois, cette qualité graphique a un prix, les baisses de framerate sont fréquentes lors de phases ou l’action se déchaine, mais heureusement, celles-ci sont minimes et ne gâchent en rien le plaisir de jeu, on s’y habitue même. Petit détail à préciser mais qui a une énorme importance : la présence de voix digit dans le jeu. Il est l’un des premiers sur la machine à enfin incorporer des dialogues « parlés », ce qui rend l’aventure encore plus prenante, surtout que la qualité de ces voix est remarquable pour l’époque.

Un contenu monstrueux…

Attention, les chiffres vont pleuvoir, Turok 2, c’est 6 mondes gigantesque, 24 armes dévastatrices, 24 ennemis belliqueux répartis en plus de 8 races (Dinosaures, Lézards, Zombies, Géants, Cyclopes, Insectes, Mantids et Robots), 24 clés, 4 Boss, 5 pouvoirs, 16 Cheats Codes, un mode Multijoueurs avec 13 maps et 11 personnages, ce qui confère au titre une durée de vie immense de l’ordre de la trentaine d’heure rien que pour le mode Solo. Une durée de vie rallongée en partie par une difficulté relativement élevée et des Points de Sauvegardes qui se font rares, ce qui poussera souvent les joueurs à utiliser les codes pour avancer dans le jeu, dommage car c’est vraiment se gâcher le plaisir. Les différents environnements vont transporteront des ruines antiques jusqu’au vaisseau extra-terrestre, en passant par les marécages boueux ou les grottes sombres et malfamées. Il vous faudra côtoyer lave, eau empoisonnée et toiles d’araignées à de nombreuses reprises, et inutile de vous avertir que tout ce qui peuple ces mondes vous sera hostile. Heureusement, l’armement mis à votre disposition a de quoi raser une planète. Variées et efficaces, vos armes vont du simple pistolet au fusil à pompe à balles rebondissantes, de la sulfateuse à balles de feu au lance-flamme, sans oublier les plus mortelles d’entres elles, à savoir le lance-missile à têtes chercheuses, la perceuse cérébrale ou encore l’arme nucléaire. La puissance de ces armes ne manqueront pas d’exploser les membres ou le corps complet de vos ennemis, ce qui fait de Turok 2 un jeu particulièrement gore et violent.

Ok, mais la jouabilité alors ?

Que serait une telle diversité et immersion dans les décors si la jouabilité ne suit pas… ? Rassurez-vous, la maniabilité de Turok 2 est aux petits oignons. Intégralement dédié à la visée, le joystick est précis et permet d’enchainer les cibles avec facilité et naturel, que celles-ci soient au sol ou dans les airs. Les touches C servent aux déplacements du personnage, la gâchette Z à tirer, la touche R à sauter, la croix directionnelle à alterner entre la position accroupie ou debout et enfin les boutons A et B vous permettront de sélectionner vos armes. Les habitués de GoldenEye seront sans doute désorientés, pourtant, pour viser les différents monstres disséminés ici et là, cette maniabilité se révèle bien plus crédible et logique que ne l’est la visée fixe de l’agent 007. Pour les plus récalcitrants d’entre vous, ACCLAIM ne vous a pas oublié, vous pourrez choisir différents types de maniabilité, dont une identique à ce cher James. Les mouvements et actions demandent un léger temps d’adaptations pour les novices, mais passé ce délais, ce sera un jeu d’enfant pour vous de sauter de plate-forme en plate-forme, d’activer leviers et interrupteurs ou de grimper aux échelles. Se déplacer se révèle donc agréable et bien fait, mais si l’ensemble semble si cohérent, ce n’est pas seulement grâce aux prouesses techniques et graphiques du titre. Non, l’un des plus gros point fort du titre, c’est son IA (ndlr : Intelligence Artificielle). En effet, celle de Turok 2 est et reste ce qu’il se fait de mieux, même à l’heure actuelle ! Vos ennemis sont tout sauf stupides, ils coopèrent, se cachent, vous contournent, savent se replier s’il le faut et tenteront même de s’enfuir en hurlant lorsque la peur les submergera. Les différentes races s’attaquent même entre elles, plus réaliste que ça, tu meurs !

Un digne successeur

À sa sortie sur Nintendo 64 et PC, Turok – Dinosaur Hunter a connu un très grand succès. Ce nouveau volet était donc très attendu et nombreux étaient ceux qui s’inquiétaient de voir débarquer une suite moins réussie que l’original. Heureusement, ce n’est pas le cas, Turok 2 est véritablement excellent, bien plus abouti que son prédécesseur. Plus beau, plus réaliste, plus long, plus dur, plus violent mais aussi plus fun, il s’impose comme la référence et le meilleur jeu de sa catégorie.

Magnio, le 20 Avril 2010

  Verdict
Graphismes : 17/20

Premier jeu à utiliser le Ram Pack, le résultat est vraiment grandiose. À l’époque, c’était les textures les plus fines de la console, si on a logiquement fait mieux depuis, Turok 2 conserve un charme indéniable et surtout indémodable. Les animations et comportements très réalistes des monstres finissent de compléter cet excellent tableau, qui n’est que tout juste entaché de quelques ralentissements, ici et là, mais qu’on lui pardonne aisément.

Jouabilité : 19/20

Les habitués du premier Turok s’y retrouveront tout de suite, que ceux qui préfèrent celle de GoldenEye 007 ou Perfect Dark se rassurent, ils peuvent également opter pour cette configuration. Toutefois, je ne saurais que vous conseiller d’insister et de maîtriser la maniabilité si particulière des Turoks, car c’est celle qui se révèle vraiment la plus efficace et la plus pratique pour ce jeu.

Durée de Vie : 16/20

Bien que le Solo soit long et oblige à de nombreux allés et retours pour récupérer les différentes clés et pouvoirs, la difficulté risque de rebuter bon nombre de joueurs, notamment face aux Boss. Si, pour les plus persévérants d’entre vous, elle augmentera la durée de vie, elle poussera également le joueur Novice à utiliser les « Cheats Code » et à parcourir le jeu en seulement quelques heures, et c’est vraiment dommage. Le mode Multijoueurs vient se greffer à un Solo déjà bien fourni, mais celui-ci n’arrive pas à la cheville des ténors du genre, il se révèle vite lassant. Celui-ci a pourtant de quoi plaire, avec des personnages ayant chacun leurs statistiques propres et leur originalité (diriger un Raptor, le Campaigner, etc...).

Bande-Son : 16/20

L’un des premiers jeux à intégrer des voix « Digitalisées », c’est un véritable régal d’entendre Aidon nous narrer nos objectifs au cours de l’aventure. Les bruitages sont aussi réussis que les armes sont violentes, et les différents cris et gémissements de vos pauvres victimes collent parfaitement avec la bébête en question. Il n’y a que les musiques auxquelles l’on pourrait reprocher d’être bien trop discrètes. Certes, elles participent activement à nous plonger dans l’ambiance glauque et sordide, mais elles ne resteront pas dans les mémoires.

Scénario : 12/20

C’est bien connu, le scénario des FPS et autres Shoot-Em-Up ne sont souvent que des prétextes à tout castagner et détruire sans véritables raisons. Turok 2 n’échappe pas à la règle, grossièrement, le gros méchant est de retour et vous devez tout exterminer à vous tout seul… On appréciera tout de même l’apparition d’objectifs à remplir dans chaque niveaux qui nous poussent à plus nous impliquer dans l’histoire que dans d’autres jeux de ce style.



Intérêt :


Turok 2 est et restera comme l’un des jeux les plus marquants de sa génération, que ce soit sur N64 ou sur PC. Ambiance réussie, action intense, armes phénoménales, Boss dantesques, tous les éléments sont là pour nous livrer un grand jeu que lequel tout amateur de FPS ou jeu d’Action se doit de jouer au moins une fois dans sa vie.

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